Cap sur le Bassin

Sujet : Cap sur le Bassin
  Les prévisions météoroliques ne nous encourangent pas trop à partir passer une nuit sur le bateau avec Marie (gros orages en perspectives). La dernière fois, elle a eu très peur lorsque le bateau gîtait, alors si nous passons la nuit sous l’orage, elle risque de finir par être dégoutée de la navigation. Il faut trouver une alternative car nous avons très envie d’aller naviguer quand même………Nous décidons donc de déposer Marie chez Papou et Nani, et si le temps le permet, nous la récupérerons à la halte nautique d’Andernos le lendemain. Elle est à priori ravie de cette nouvelle! Avant le départ, je prépare les sacs et pique-nique. Ce n’est jamais très simple de savoir ce qu’il faut emmener…….Les indispensables : Cirets, maillots, serviettes, polaires, POUPOU, gilets de sauvetage de Marie, sacs de couchage, camping gaz, café, lait, choco pops, Lampes, glacière, limonadier, brosses à dent, flotteurs, crême solaire, biscuits secs, tomates cerises, oeufs durs, saucissons, salade composée, Jambon, chips à volonté, fromage, rosé, ricard, pack d’eau, filet de pêche, yahourt à boire, pain, Le strict nécessaire devient vite encombrant et il faut se concentrer car, un seul oubli peut vite devenir dramatique, surtout…. POUPOU……..toute rose, toute molle avec des grandes oreilles et une bille dans la tête. Elle peut très vite bouleverser la paix familiale par son absence…… Oulala….. une fois le moteur de la voiture démarré, on ne pourra plus faire demi-tour! Que chacun fasse un check up dans sa tête….. Départ midi, Arrivée à Martignas, Marie s’écrie « fet poupou ? Maman as tu pensé à poupou, sinon il faut faire demi-tour ! » Aye, nous avons frôlé la catastrophe ! Arrivée à Ares pour déposer chouchou à 12h45, départ avec Jean Baptiste à 13h30, déjeuner à l’île au trésor à 14h00 avec un « plouf » un peu frais puis Cap sur Andernos pour dormir au calme…….. Bon vent, bonne gîte, on en profite…. un peu de sport…. un peu de romance -puisque nous sommes plus que tous les deux-, seuls, caressés par les vents et les embruns au milieu de cet univers marin bien paisible. Finalement, la nuit fut calme, sans l’ombre d’un grondement jusqu’au lendemain matin. Marie nous rejoint sur le bateau après le petit déjeuner, et Cap sur l’île au trésor pour déjeuner, se baigner et pêcher les coques. Chouchou devient une experte en pêche. Il faut fair attention, la marée descend et Fred doit donc déplacer le bateau vers le large, nous abandonnant à notre pêche. Oulala, grosse panique de Marie en se rendant compte que son papa est parti super loin avec le bateau. Elle essaie de le rejoindre mais, en vain. Elle s’enfonce dans la vase et elle a de l’eau jusqu’aux épaules. Pas de chance, je n’avais pas mes chaussures et elle n’avait pas ses flotteurs. La traversée de la vase devient une épopée dramatique alors que j’ai de l’eau à peine jusqu’aux genoux. Marie ne sachant pas nager, les huitres me coupant les pieds en marchant, nous voilà bien coincées. Pas suffisamment d’eau pour nager et trainer ma fille, trop d’eau pour la faire traverser à pied. Je décide donc de regagner le bateau en suivant les bancs de sable et donc en prenant la direction de la terre. Cela ne rassure pas du tout Marie qui se rend compte qu’on s’éloigne de plus en plus de papa et du bateau qui se trouvent plus au large. Elle se met à crier, à l’appeler, mais sans succés. Il n’entend pas, nous sommes trop loin… Je tente de la rassurer en lui disant qu’il a pied et que nous parviendrons à le rejoindre tranquillement en suivant les bancs de sable, mais, elle reste très sceptique, jusqu’à ce qu’enfin nous l’atteignons. Morale de cette histoire pour nous 2: Ne jamais quitter le bateau sans chaussures ni flotteurs, car même si nous avons pied, la vase peut vite devenir un bien grand danger. Après ce petit incident, retour sur le bateau, avec un grand filet de coques et de palourdes, que j’ai cuisinées le soir même. Miam, toute la petite famille a adoré.

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