Garder toujours le cap !

Le 24.06.06 :
Les conditions météo étant mauvaises, nous décidons, ce week end encore, de déposer Marie chez Papou et Nani, d’autant plus qu’elle y verra ses cousines et qu’elle ira au feu de la St Jean. Nous embarquons donc à 13h30 avec un ciel plus que menaçant. Rapidement, nous mettons tous les bagages au sec, et nous nous dirigeons au moteur vers L’île au Trésor. Le Bassin est désert, pas un voilier, pas un oiseau, l’orage annoncé par Météo France semble très proche. Fred enfile son ciré et en route ! Il pleut. N’ayant pas besoin de moi pour piloter au moteur, Fred me demande de me mettre à l’abri dans le roof. Oulala, il va falloir s’organiser pour déjeuner à l’intérieur, au sec, dans cet espace si contigüe. Arrivés à l’Ile aux Trésors, Fred vient me rejoindre dans le roof pour déjeuner. Nous voilà bien au sec (enfin, surtout Fred :))! En milieu d’après midi la pluie se calme, un doux rayon de soleil s’efforce de traverser un gros nuage noir pour nous réchauffer. Nous hissons la voile et Cap sur la Halte Nautique d’Andernos. L’eau est bouillante, le vent trop léger ; Nous n’avançons pas assez vite. Fred me demande d’affaler la voile et décide de faire route au moteur. J’en profite : je m’allonge sur la proue du voilier pour prendre un mini bain de soleil tout en me laissant bercer par les clapots de l’eau et les « ploufs » des poissons sauteurs. Arrivés à la Halte, nous nous amarrons de sorte à ne pas trop être balancés pendant la nuit. Comme nous manquons de pare-battage, de sympathiques pêcheurs devinant notre « détresse » nous en prêtent un -que nous leur rendront le lendemain avant notre départ-. Heureusement, car la nuit fut plutôt agitée, la houle assez importante déroulant quelques déferlantes. Le bateau tapait fort contre les pare-battages. Fred dû se lever quelquefois durant la nuit pour s’assurer que tout allait bien. Dimanche 25, Reveil difficil, nous n’avons pas trop dormi. Par peur d’un violent orage, nous ne tardons pas à nous préparer pour regagner Picquey. Nani devait nous déposer Chouchou mais, vu le temps toujours menaçant, nous annulons son embarquement. Avant le départ, direction la patisserie d’Andernos (Excellente !)pour acheter croissants et pains. Puis, nous allons nous installer au Petit Tamaris, face au Bassin pour commander un Café et déguster nos croissants (exquis !). Plutôt sympas cette petite Brasserie qui accepte que nous consommions les croissants avec le café (Précision : ils ne font pas les petit déjeuner, mais quand même !). Enfin prêts, nous tentons un départ à la voile avec prise de ris ; Le Chenal est étroit, la voile mal réglée, nous échouons à deux reprises. Fred décide de se mettre à l’ancre dans le Chenal. Il remonte la baume,et là……. oh miracle !…… nous parvenons à hisser la voile correctement. Je me dirige à l’avant pour préparer le foc et le hisser… . POUM ! un poisson sauteur vient s’échouer dans le « cock pit ». Fred fait un bon en entendant ce bruit…..Par trouille, je borde le foc trop rapidement et donc avec négligence. On essaie tant bien que mal de remettre cet espèce, le regard hagard tourné vers moi, à l’eau. Le Chenal est si étroit que nous ne cessons de virer de bord. En attendant, le poisson sauteur git toujours sous nos yeux, nous mettant le bateau dans un état « poisseux ». Fred insiste pour que je m’active pour le sortir de là, mais……. Beurk.., Pas question pour moi de toucher ce gros truc tout mou et tout flasque. Je suis écoeurée, rien qu’à sa vue. Agacé, Fred tente de l’attrapper à main nue tout en barrant. Et OUILLE ! Le poisson sauteur est tout piquant. Echec dans la tentative de sauvetage du poisson sauteur. Je le regarde gisant à mes pieds, la bouche ouverte et « suffoquante », la queue frappant de plus en plus lentement contre la paroi du bateau. Ca sent très vite mauvais….. Je ne peux rien faire en présence de cette chose gluante qui se situe de surcroît, pile à ma place. Fred en a assez. Il se retrouve seul à barrer et à tout régler. Je prends finalement l’écope pour tenter de ramasser la chose gluante, mais mon écoeurement est si intense que je n’y parviens pas. Fred, un peu speed, finit par me prendre l’écope des mains et rend la chose à la mer. A-t-elle survécue à son escale sur notre bateau ? Mystère ! Ceci dit nous ne sommes pas sortie d’affaire, car l’odeur de poisson pourrie est si forte que je tente tant bien que mal de nettoyer. L’enfer ! Tout est gluant à l’intérieur ! J’ai dû poser mon pied dessus et idem, la semelle de la chaussure est gluante et glissante. Plus question de se déplacer sur le bateau, je vais en mettre partout ! Le nettoyage du bateau devient pour moi tout d’un coup obsessionnel, et ce, au grand désespoir de Fred qui voudrait bien un petit coup de main -vu la force du vent- J’arrose, je frotte avec du saupalin, et oui, aucune brosse à bord ! Ca me donne envie de V….. mais bon, j’arrive à mes fins. Enfin, je vais me poser deux secondes ! Oui, dans mes rêves……car le bateau s’échoue. Nous n’avons pas viré assez tôt ! Fred donne les consignes et parvient à nous tirer d’affaire. Nous repartons très fiers (enfin, surtout Fred puisque c’est lui qui a réussi à nous sortir de là); Un bord, puis un autre et hop, on s’échoue à nouveau. Cette fois-ci, rien à faire! Et la marée baisse. Fred met le moteur et saute du bateau pour nous dégager, YESSSSSSSSSSSSSSss! Quel héro ! Une fois sortie du Chenal de L’île, il me propose de prendre la barre. Oh, surprise ! J’accepte forcément -car j’en avais envie depuis longtemps-. Le vent est excellent, donc grande sensation -pour moi- bien évidemment……… Impression de liberté, de lègereté, un bonheur privilégié, une envie de tirer des bords de plus en plus court pour faire un maximum de manoeuvre, de pousser le bateau jusqu’à son extrême -ou plutôt mon extrême, mais bon, le capitaine est à bord, alors il faut faire attention quand même-, envie de le sentir glisser sous le controle étroit de mes mains. Bref, rien à voir avec le fait d’être passager, aussi bien au niveau du confort que du plaisir. Arrivés à l’île au Trésor pour déjeuner, Fred reprend la barre pour la délicate traversée des parcs à huitres -d’autant plus que la marée est basse-; Et oui, il faut être expert pour aller jusqu’au bout ! Nous déjeunons tranquillement puis nous partons rejoindre Papou et Nani « chez Auguste » -sympathique petit café au milieu des ostréiculteurs- pour récupérer Marie. Accostage réussi après quelques hésitations pour trouver le Chenal. Petit café sur la terrasse et hop, Cap sur Picquey pour rentrer à la maison.

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.